Article du 17 Décembre 2008 |
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La Bérézina du marché automobile |
La baisse du marché de l'automobile Crise oblige, les particuliers européens reportent leurs achats de voitures neuves. Sur un an, le nombre total des immatriculations de véhicules neufs a baissé de 25,8 % en Europe .
Dans cette Bérézina économique des ventes de voitures, une nouvelle fois les constructeurs allemands sont ceux qui souffrent le moins, avec quand même, un recul de l'ordre de 17,4 %. Chez les Français, PSA Peugeot-Citroën recule de 26,9 %, Renault accuse pour sa part une chute de 21,8 %. Le constructeur américain General Motors (Opel, Vauxhall, Saab, Chevrolet) affiche une baisse de 37,5 % et Ford (Ford, Volvo) une baisse de 19,6 %. On peut encore citer une baisse des ventes de 23,8 % pour l'Italien Fiat (Fiat, Alfa Romeo, Lancia) et de 33,7 % pour le Japonais Toyota (Toyota, Lexus). Les constructeurs profitent de la crise et ont déjà, pour la plupart, prévu et mis en place un vaste plan de dégraissage et de délocalisation vers les pays du tiers monde. Dans un premier temps ils ralentissent leur production pour réduire leurs stocks. Le secteur dans son entier prévoit de délocaliser un certain nombre d'outils de production pour être prêt en vue de l'amélioration de la situation qui est attendue, par les industriels apatrides, pour le deuxième semestre 2010. En France, les industriels ne sont pas seuls responsables de la situation actuelle car l'Etat français à une grosse responsabilité dans la débâcle de notre industrie automobile. En effet l'Etat a toujours pris, et en particulier Sarkozy depuis 2 ans, les automobilistes pour des vaches à lait. Pour faire plaisir à quelques lobbys, les puissants ont instauré la répression systématique, sans contestation possible, et une taxation exponentielle… En fait, tout un arsenal pour faire mourir l'auto avec le résultat que l'on a ce jour. L'industrie automobile tout entière est en danger et attention au réveil car la mauvaise pente du chômage pourrait devenir irréversible. Les Français savent très bien que pour relancer le secteur de l'automobile, il suffit, déjà, d'alléger le prix de vente du carburant par la contestation des marges scandaleuses de l'industrie pétrolière et de la TIPP. La politique de Sarkozy pénalise l'ensemble des ouvriers français mais aussi les sous-traitants, les ateliers spécialisés et les clients dont le véhicule est l'outil de travail et de déplacement et non un « luxe » destiné à subir sans cesse les taxes de l'Etat et les attaques du lobby Bobo-écolo. Pour autant, nous payons cher aujourd'hui la complicité des constructeurs avec les compagnies pétrolières, qui ont toujours empêché l'émergence de nouvelles énergies de substitution au pétrole. Un retard criminel dû encore au profit insatiable des mondialistes . Jean Marie et Marine LE PEN soutiennent les mobilisations et les résistances des salariés du secteur de l'automobile. C'est donc bien de la lutte, avec les ouvriers, pour l'avènement d'une politique Nationale, Protectionniste, Sociale et Populaire que dépendra le coup d'arrêt aux divagations ultra-libérales. Il y a donc urgence à prendre des mesures douanières de soutien à nos outils de production, à protéger nos frontières pour garantir nos emplois . Gilbert PEREA
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