Article du 10 Décembre 2008

Déficit et Récession

Le déficit commercial de la France s'est encore creusé en octobre avec plus de 7 milliards d'euros, un nouveau record, contre moins de 6 milliards d'euros en septembre, en données corrigées des variations saisonnières .

Dans un contexte de récession économique généralisé, les exportations diminuent fortement. Par contre les importations s'intensifient, de sorte que le déficit explose. Sur les douze derniers mois, le déficit cumulé s'établit à plus de 56 milliards d'euros, encore un autre record historique. Pour l'ensemble de 2008, Sarkozy prévoyait initialement un trou de 49,8 milliards d'euros, ce qui était déjà un record catastrophique.

Sarkozy a annoncé fièrement un plan de relance de l'économie de 26 milliards d'euros en précisant que « le dérapage » budgétaire ne serait que de 15,5 milliards, portant le déficit public à 3,9% du PIB au lieu de 3,1% initialement.

Les Français peuvent faire les comptes, le calcul basé sur les annonces publiques, porte le déficit public projeté en 2009 à 5% du PIB et la dette publique projetée en 2009 à 73% du PIB. A titre de comparaison, la dette publique américaine hors placement en fonds de retraites (pour rendre le chiffre comparable à la France) est de 38% du PIB.

Pendant ce temps de l'autre côté du Rhin : 103,4 milliards d'excédent sur le 1er semestre 2008 pour l'Allemagne contre une pluie de déficit pour la France, sur la même période. Les allemands baissent depuis 3 ans leurs coûts fixes et ont mis au régime l'Etat allemand. Les PME PMI allemandes exportent et pas les nôtres, car nos entreprises, très mal conseillées par les politiques de l'établissement, ont loupé le train, elles ne se sont pas positionnées sur les bons marchés et l'investissement est nul en France.


En même temps il y a un aspect inéluctable à la concurrence dans certains secteurs avec l'émergence de nouvelles puissances économiques comme la Chine. La France paye, aujourd'hui, la politique mondialiste de la délocalisation de ses outils de travail.


Il y a urgence à mettre en place une politique nationale audacieuse défendue par Jean Marie et Marine LE PEN et les nationaux. Car en effet l'inadéquation du système actuel et la lourdeur de l'initiative sont autant de critères qui ne prêtent pas à l'optimisme. Arrêtons, aussi, d'importer tout et n'importe quoi de partout et n'importe où, achetons Français. Et surtout, faisons que les industriels produisent chez nous au lieu de délocaliser. En tout cas, un véritable patriotisme économique nous permettra de mieux défendre les emplois pour les Français d'Abord …

Gilbert PEREA

 

 

 

 

 

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