Article du 29 Octobre 2008

Les dégats de la crise commencent à toucher de nombreuses entreprises industrielles, apres Cauval, Lambert, c'est au tour de Dapata

Le décolleteur Dapta va se déclarer en cessation de paiement

Le décolleteur Dapta Technologies, qui emploie 240 personnes à Thiers (Puy-de-Dôme), va se déclarer en cessation de paiement dans les prochains jours, a-t-on appris mardi de source syndicale.

L'information a été donnée mardi par la direction du principal décolleteur auvergnat aux représentants du personnel, à qui elle a expliqué que "la trésorerie de la société ne lui permet pas de payer l'intégralité des salaires d'octobre", qui auraient dus être versés mardi, précise-t-on de même source.

La direction de l'entreprise n'était pas joignable mardi.

Après la sortie du capital du fonds d'investissement Green Recovery, en mars dernier, Dapta est détenu majoritairement (51%) par le décolleteur allemand Leipold et son PDG Karl-Heinz Schiefer.

Le reste de l'actionnariat est composé d'industriels thiernois (40%) et de salariés de l'entreprise (9%).

"Aujourd'hui, le divorce est prononcé avec notre actionnaire Leipold", a déclaré à l'AFP Gérard Sugier, représentant CFDT au comité d'entreprise de Dapta, qui travaille à plus de 80% pour le secteur automobile.

Pour soutenir la plus grosse entreprise industrielle du bassin de Thiers, la région Auvergne et le département du Puy-de-Dôme avaient voté chacun, au printemps, une avance remboursable de 250.000 euros pour renflouer sa trésorerie.

Article du 16 octobre 2008

Cauval (Dunlopillo) placé sous sauvegarde pour "protéger la trésorerie"

Le placement sous procédure de sauvegarde du premier fabricant de meubles français, Cauval Industries, était un moyen "d'assurer la protection de (sa) trésorerie", a déclaré jeudi sur BFM le directeur général du groupe, Gilles Silberman.

"La procédure de sauvegarde était un moyen, dans un phénomène de crise grave, d'assurer la protection de la trésorerie de l'entreprise, pour pouvoir passer cette crise grave", a-t-il dit.
"Il appartient à un chef d'entreprise de préserver son entreprise et les emplois de son entreprise", a ajouté M. Silberman revenant sur l'annonce mercredi de la mise sous procédure de sauvegarde de l'entreprise, à cause de problèmes de trésorerie liés à la crise financière.

La procédure de sauvegarde, alternative à la déclaration en cessation de paiements, permet à une société de poursuivre son activité et de geler ses dettes pendant six mois.

"Nous savions que nous aurions les plus grandes difficultés à pouvoir compter sur les banques (...) parce qu'elles sont elles-mêmes dans une situation difficile", a déclaré le dirigeant.

"Trouver des banques nouvelles qui ont les capacités de mettre en place des lignes (de crédit, ndlr) nouvelles, c'est strictement impossible", a-t-il ajouté.

"Il y a des banques françaises comme des banques étrangères qui n'ont plus la capacité (de faire crédit, ndlr) parce que leurs fonds propres ne sont plus les mêmes", a précisé M. Silberman.

Article du 16 octobre 2008

Sauvetage de l'entreprise Lamberet

Le tribunal de commerce de Bourg-en-Bresse a placé la société en plan de sauvegarde

La société Lamberet, dont le siège est basé à Saint-Cyr-sur-Menthon, dans l'Ain, est spécialisée dans la fabrication de semi-remorques isothermes et frigorifiques. Elle compte 1200 salariés et six unités de production, dont deux sur le sol français.

Depuis le printemps, l'entreprise est victime du retournement de la demande au niveau européen. Des commandes ont été annulées en Espagne, Italie et Pologne. Aujourd'hui, à sa demande, l'entreprise Lamberet a été placée en procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce de Bourg-en-Bresse. Un plan qui permet de geler une partie des dettes de l'entreprise. Pour l'heure, la direction de Lamberet ne prévoit pas  de faire de coupe dans les effectifs permanents. En revanche, le frein a été mis concernant le recours à la main d'oeuvre intérimaire.

 

 

 

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