| Article du 22 Octobre 2008 |
L'ETAT EMPIRE DE SARKOZY 1er |
En moins de 24 heures , le Président Sarkozy et son Gouvernement ont pris trois nouvelles initiatives importantes : apporter aux banques une manne de 10,5 milliards d'euros, proposer que l'Union européenne se dote d'un Gouvernement économique propre et d'un fonds souverain, et enfin déclarer la guerre aux « paradis fiscaux ». LE « TELETHON BANCAIRE » CONTINUE ! L'Etat n'a posé que deux conditions dites « éthiques » à l'octroi de ce prêt : suppression des parachutes dorés pour les dirigeants défaillants et plus aucun lien avec des banques rattachées à des paradis fiscaux. C'est tout. DANS LE MEME TEMPS, on apprenait que la crise immobilière s'accentuait en France et que la faute en incombait aux banques qui augmentent sans vergogne leurs taux d'intérêts sur les crédits immobiliers qui ont dépassé les 5,04%. L'Etat n'a donc pas jugé bon, dans l'intérêt évident des particuliers, d'OBLIGER les banques à baisser leurs taux usuraires en échange de ces prêts. L'augmentation de ces taux constitue une spéculation scandaleuse au moment où le Gouvernement prétend relancer le logement social et l'accès à la propriété. Le Gouvernement a également consenti une aide de 5 milliards d'Euros aux collectivités locales. DANS LE MEME TEMPS, on apprenait que le Maire socialiste de la capitale allait augmenter de 9% ses impôts locaux et même créer une taxe foncière parisienne. Là encore, pour éviter l'étranglement fiscaliste des ménages, le Gouvernement n'a pris aucune mesure exceptionnelle pour plafonner les impôts locaux et obliger les collectivités locales à adopter enfin des budgets de rigueur ainsi que la fin des gaspillages. Il est évident que la crise servira de prétexte à toutes les dérives budgétaires des collectivités et à tous les caprices locaux. Au seul détriment des contribuables puisque l'Etat continue dans son désengagement. L'UNION A MARCHE FORCEE ET FORCENEE Lors de son allocution devant les Députés européens réunis à Strasbourg, le Président Sarkozy s'est déclaré partisan de la création d'un Gouvernement économique et de fonds souverains pour l'Union européenne afin notamment de protéger l'industrie européennes des OPA venant de l'étranger. Nous constatons que le peu de protectionnisme de Sarkozy ne s'applique donc qu'à l'Europe de Bruxelles et qu'il franchit un nouveau pas dans un fédéralisme total en prônant une gouvernance économique unie, fut-ce pour contrôler la Banque centrale européenne. Comme si la dite Union européenne faisait l'unanimité et disposait d'une Constitution ! Sarkozy a loupé quelques épisodes …Ce positionnement est également étrange de la part d'un ancien Ministre de Chirac qui a approuvé en 2005 l'acquisition de la Bourse de Paris par la Bourse de New York !!! Mais parfaitement normal si on ramène le propos au niveau de l'égo personnel de l'individu qui adopte désormais une envergure mondiale. La constitution d'une Gouvernance économique pour la zone euro sera le prélude à l'anschluss du reste de l'Europe et à la dilution forcée des Nations dans un conglomérat apatride et mondialiste. Dont on devine qui tirera les ficelles. POUR TOUT L'OR DU RHIN … Enfin, la lutte contre les « paradis fiscaux » fut le 3 e front ouvert avec une réunion de Ministres européens en l'absence du Luxembourg et de la Suisse. Pour une fois, le Premier Ministre luxembourgeois, visiblement excédé par les gesticulations sarkoziennes, a vivement protesté mardi soir sur France 2 contre les allusions visant son Pays, estimant n'avoir aucune leçon à recevoir de la France et n'avoir à se soumettre à aucune convocation franco-allemande sur le sujet. Sarkozy amuse la galerie mais commence à irriter bon nombre d'interlocuteurs et d'alliés tels Trichet (BCE), Junker (Luxembourg), Merkel et même Barroso qui s'efforce de maîtriser toutes les ébullitions dans le sillage du Président français. « Vivement que les Tchèques prennent le relais » semblent se dire les oligarques de l'UE devant un zèle si encombrant ! Après avoir été dans l'incapacité de mobiliser l'OTAN contre les pirates des mers et contre les champs de pavot des Talibans, voila que Sarkozy s'en prend aux « ilots aux trésors », c'est-à-dire aux paradis fiscaux. On a le choix des moulins à vent. Cette offensive moralisatrice est une vaste imposture quand on sait que la France est le PARADIS FISCALISTE le plus tyrannique de la planête. Avant de reprocher aux autres leurs libéralités, encore faudrait-il que la France cesse de racketter les contribuables à tout bout de champ, de provoquer l'hémorragie des talents et des capitaux français vers l'étranger et de pénaliser les épargnants ! La politique UMPS est depuis toujours incitative à l'exil bancaire. Cette nouvelle croisade outrancièrement démagogique est d'avance vouée à l'échec mais les caricaturales Seychelles, Caïman ou Bermudes ne sont pas en cause. Sont surtout visées par ces menaces et rodomontades les pays d'Europe qui ne se sont pas inféodés à l'UE, à savoir principalement la Suisse et la Norvège. La première affiche une santé économique et monétaire insolente et la seconde ne sait que faire de son argent tiré des derricks de la mer du Nord. Ni l'une ni l'autre ne veulent les gaspiller dans le foutoir de l'UE. Mais en lorgnant sur les pactoles de ces pays rétifs au fédéralisme, Sarkozy commet une erreur de taille. Il va d'abord s'aliéner des pans entiers de secteurs de la zone euro qui traitent avec ces pays. Il froisse également d'autres pays qui, eux, ont joué la carte de l'Euro comme Monaco, l'Andorre, le Luxembourg ou St Marin. Enfin, affaiblir tous ces pays par des mesures coercitives aboutira à l'enrichissement des vrais paradis fiscaux des Caraïbes, où les foudres de Sarkozy sont inopérants, et n'apportera pas un sou de plus dans les caisses de l'UE, bien au contraire. Sarkozy risque surtout de scier la branche sur laquelle il a vite oublié qu'il était assis, celle de son électorat le plus bourgeois. Déjà irrité que l'ISF ne soit toujours pas supprimé malgré les promesses de l'UMP, l'électorat des nantis et des rentiers demeuré en France serait atterré si le secret bancaire de Suisse ou de Vaduz venait à être transgressé et surtout s'il devenait difficile de se rendre en Helvétie pour y puiser régulièrement le confort et le réconfort en période de crise…Ils pouvaient s'attendre à cela de Besancenot, pas de l'ancien Maire de Neuilly ! A croire que leur Président à un problême mimétique avec ses adversaires du moment au point de les singer effrontément comme si ce simple exercice les faisaient disparaître. Les gogos de tous niveaux n'ont pas fini de regretter leur vote d'avril 2007 ! L'électorat et les Elus de l'UMP commencent sérieusement à s'inquiéter et ils ont raison. VERS LA FIN DE LA RECREATION ? Le bagou du Président français qui aime à lancer des diatribes pour soigner son image ne saurait faire oublier le scandaleux traitement de faveur que les députés français se sont offerts à la fin de la mandature précédente ni son goût pour les amitiés du même « milieu » : Balkany, Tapie, Carignon, Messier, Pasqua, Attali, Lang, etc. Il ne saurait occulter les liens privilégiés qu'il entretient avec ses meilleurs amis et soutiens, Bouygues, Bolloré, Lagardère et autres Grands patrons cosmopolites. Sarkozy est un transformiste : tantôt Vidocq, tantôt De Gaulle, tantôt Le Pen, tantôt Robespierre, tantôt Wiesenthal, tantôt Hugo, tantôt Napoléon ou encore Kennedy. Seuls les gogos croient à chacune de ses incarnations. Il ne saurait cependant faire oublier son implication complice dans tous les gouvernements et coalitions depuis 20 ans et dans toutes les Lois qu'il a concoctées sous Balladur comme sous Chirac. Il en demeure la créature. Tout le reste, discours, promesses, engagements, repentances, croisades, est bidon. Mais son rythme et sa boulimie posent désormais un sérieux problème comportemental. Et pas seulement politique. Il est visible qu'il devient ingérable, il se prend pour le sauveur du Monde. Et à ce prix, il devient le liquidateur et le plus grand ennemi des Nations. Il est grand temps que soit débranchée sa « bat-mobile » de bac à sable.
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