Article du 14 Décembre 2008

Européennes : sondage confidentiel

 

A six mois du scrutin européen, un sondage confidentiel circule dans les rédactions de la presse française. Ce sondage laisse apparaître un éparpillement des intentions de vote, le PS à 22%, l'UMP à 20% devant le FN à 14 %, le MoDem de Bayrou à 12% et le tandem Daniel Cohn-Bendit/José Bové à 11% .

Les élections européennes, pour les Français, vont servir de vote sanction contre le système de bipartisme imposé par l'UMPS. Pour la tenue de ce scrutin, qui commence à intéresser les électeurs, aucun des partis politiques de l'établissement ne semble en mesure de s'imposer nettement. L'UMP et le PS de Martine Aubry sont quasiment à égalité, mais leur niveau reste très faible. Nous pouvons attribuer ce résultat au rejet de la classe politique de gouvernement et à un réflexe de sanction contre l'UMPS.

L'UMP perd depuis le premier tour de l'élection présidentielle 11,2%. Le PS est en tête mais son résultat est toutefois en déficit de 4 % par rapport au score de Ségolène Royal et il est loin de celui du dernier scrutin européen de 28,9%. Nous pouvons souligner d'ailleurs que seuls 60% des électeurs de Ségolène Royal de 2007 se détermineraient en faveur de la liste socialiste. Un chiffre qui montre encore une fois, le manque de lisibilité du PS et les difficultés qu'aura Martine Aubry pour rassembler et surtout convaincre tous les socialistes.

Derrière les deux premières formations politiques, à la dérive, le FN retrouve, sans difficulté, la troisième marche du podium et cela à 6 mois du scrutin. Il est possible de penser qu'avec une bonne campagne de terrain et la mobilisation générale des militants, le FN face jeu égal avec le PS et l'UMP. Les 12% du parti de François Bayrou réaliserait le même résultat que l'UDF en 2004, et devance d'un point les Verts et écologistes soutenus par Daniel Cohn-Bendit (le pro-européen) et José Bové (l'altermondialiste).

La crise économique permet aussi aux eurosceptiques de gauche de tirer leur épingle du jeu électoral. Les trois listes d'extrême gauche (NPA, LO et PCF) totalisent en effet 10% des intentions de vote, le NPA d'Olivier Besancenot (8%) doublant quasiment son score par rapport au premier tour de l'élection présidentielle. Quatre fois plus que le PCF moribond et Lutte ouvrière (2%). C'est en revanche la débandade, pour le MPF de Philippe de Villiers environ 3%, et Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan qui a du mal à exister avec un minuscule 1% des intentions de vote. Il est à noter que les dissidents de la mouvance nationale et du FN ne sont pas quantifiés car ils apparaissent comme inconnus et trop marginaux..

La politique désastreuse de l'UMP dans les domaines sociaux et économiques n'est pas, clairement, dénoncée par les Eléphants socialistes trop occupés à se disputer entre eux et à tenter de rapprocher les ambitions personnelles qui n'ont aucun rapport avec les besoins des Français.

Seul Jean Marie et Marine LE PEN, et plus généralement le FN joue le rôle de l'opposant. Voilà pourquoi les média mondialistes minorent constamment leur rôle. Nous assistons, dès à présent, en vue des Elections Européennes, à un affaiblissement des deux grands partis UMP et PS et à la montée du FN qui représente la seule force crédible pour défendre la France et les Français d'Abord contre les mandarins européistes et mondialistes.

Gilbert PEREA